Au Festival de Romans.
Dans la catégorie "Littérature, fictions, romans", the winner is...
Yep yep !!! J'ai gagné.
Et la suite...
Les Editions Plon m'ont contactée. D'entrée, il a été clair que les nouvelles ne les intéressent pas. Par chance, j'ai deux romans en cours d'écriture : Céleste, bien sûr, et
Naémila. La course est maintenant entre mes deux héroïnes.
A suivre...
Dreamlita
psymage.Lita.S
Un blog à lire, sans fioriture, où seuls les mots créent
l'émotion.
Si mes "psymages" captent un instant votre esprit et le fait dériver dans les méandres du mien, vous reviendrez vite à
l'essentiel.
Et vous serez pris aux mots.
psymage.Lita.S
Je suis une
salade
Si j’avais vécu à une autre époque, j’aurais été courtisane, c’est mieux que courtisan. En ces temps lointains, les courtisanes étaient les seules femmes libres d’esprit et de corps ; vu mon teint, ça aurait été mon seul choix… L’exclavage, pas possible !
Artiste, assûrément. Sorcière, oui. Je vis de mon entendement. Banalement freudienne, un soupçon de Lacan, un peu winicottienne, certainement "moïenne" car libertaire plutôt que libertine.
Vous avez dit psy ? "Ca m'interroge quelque part" et autre "ça pose question"... Mon ça à moi ne m'interroge
pas dans mon quelque part très identifié. Il ne me pose pas question? Un petit ça logé entre des lèvres brunes, gorgé de vie, un écrin de presque négritude qui jouxte un petit cercle d'ombre
strié. Logé là aussi, au bout de mes tétons nègres.
Oui, l'irrévérence a mes faveurs. Quelles qu'elles soient, les chapelles idéologiques m’emmerdent et si des glottes humaines nous parviennent des échos, qu’ils soient râles de plaisir. Certes païenne aussi, mais pas hyène.
Et l’esprit, me direz-vous ? « Que les gros QI… » J’ai appris la mesure du mien à 30 ans. Une chance sinon, enfant, j’aurais peut-être eu la grosse tête, un éléphantiasis cérébral ; mes parents m’auraient « pris la tête ».
Créer : sculpture, peinture, dessin, théâtre et surtout... écriture. J'avoue une boulimie de vie, de passions,
de création. D'Haïti, la terre de ma naissance à l'Afrique de mon enfance et de mon adolescence, mon imaginaire s'est nourri de couleurs vives et d'une pensée animiste qui m'est
chère.
Franc-maçons. Ma mère en était. C’est mon père qui avait été approché par la loge locale mais lui, déjà chenu et n’aimant ni les loges ni les toges, avait décliné. Il était libre penseur, gadz’arts n’aimant pas les X (le X non plus, l’était un peu bridé sur la chose bien qu’ayant frayé avec moult drôlesses). Il disait croire au Père Noël plutôt qu’au bon Dieu, et avec lui je parlais en verlan du haut de mes douze ans, quand c’était loin d’être la mode.
Ma mère, donc (une peau d’une douceur inimaginable), seule black mistresse dans cette loge, y a élevé son esprit et s’est mise à me parler de Jung comme s’ils étaient copains. Etonnement de la descendante chérie. Ca nous a rapprochées car côté esprit, nous n’étions pas en phase.
Père et mère avaient 24 ans d’écart. Mélange des races , des âges, des lieux, des peaux, des esprits…
Je suis une salade.

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